Confinement pariétal par inversion de gradient magnétique

Préambule : Cette expérimentation a fait l’objet d’un papier publié dans la revue scientifique à Comité de lecture Acta Physica Polonica A, et d’une présentation au Colloque international sur les hautes puissances pulsées en Corée (EAPPC-BEAMS 2010).

La création de l’association UFO-Science, en 2007, avait pour but initial de reprendre les études de MHD (magnétohydrodynamique) débutées en 1975, dans une optique de modélisation de déplacement intra-atmosphérique et dans l’hypothèse où le phénomène OVNI correspondrait, du moins partiellement, aux évolutions de véhicules matériels.

Trois ans après le début des travaux au sein du Lambda Laboratory (http://www.lambda-laboratory.fr/), laboratoire de recherche mis en place pour l’occasion, le banc MHD basse densité fut finalisé et produisit ses premiers résultats.

Le confinement pariétal

Il est légitime de se demander comment une machine discoïdale, aux apparences totalement anti-aérodynamiques, pourrait se déplacer des vitesses élevées de l’ordre de plusieurs Mach, son vecteur vitesse étant dirigé selon son axe. Dans une mécanique des fluides conventionnelle, on comprend que les gaz seraient dans l’obligation de contourner brutalement un tel engin à sa périphérie équatoriale.

Pour palier à ce problème, il est donc nécessaire que le gaz obéisse au doigt et à l’œil aux injonctions des forces électromagnétiques. En agissant sur la couche gazeuse située immédiatement au contact de la paroi (la « couche limite »), on obtient une efficacité aérodynamique maximale. Mais se pose alors le problème du confinement du plasma, ayant tendance, en présence d’un champ magnétique équatorial, à s’éloigner et à devenir incontrôlable.

Nous vous invitons à consulter les pages 24 à 36 de ce dossier de vulgarisation rédigé en 1976, traitant de MHD, expliquant certains phénomènes observés lors des expérimentations en laboratoire, et qui permet de se familiariser avec cette notion importante qu’est l’effet Hall ; cette tendance qu’ont les électrons à incurver leur trajectoire sous l’effet d’un champ magnétique transversal : “Le nouveau défi des Ovni, Hypothèses et réponses des scientifiques“, par Jean-Pierre Petit, chercheur au CNRS : https://www.ufo-science.com/ufoscience/fr/telechargements/pdf/LNDDO_JPP.pdf

Les données incluses dans ce document sont accessibles au plus grand nombre. Comme les principes mis en jeu y sont définis en des termes simples, nous préfèrerons citer les quelques extraits et schémas explicatifs qui rejoignent les observations faites lors de nos expérimentations, sans paraphraser inutilement.

…Mais le calcul montrait que dans l’air atmosphérique, il fallait des intensités de champ magnétique que nous étions bien incapables de produire avec nos moyens de laboratoire extrêmement limités…

…Nous construisîmes donc un banc d’essai, avec une pompe à vide, une enceinte à basse pression…

… Notre première satisfaction fut de constater l’existence de l’effet Hall à la surface du modèle. Mais une surprise nous attendait : au lieu de suivre tranquillement la paroi, qui semblait pourtant le plus court chemin, la décharge électrique s’épanouissait assez loin du modèle. Voir illustration 25…

…Pour empêcher la décharge électrique d’aller se balader au diable vauvert, nous pensions qu’il fallait s’arranger pour que le champ magnétique ne soit plus maximum, mais minimum à la paroi. ..

…Ce fut Viton qui trouva la solution. L’astuce était de produire le champ B non plus par un solénoïde, mais par trois, deux petits et un grand. Dans les deux petits solénoïdes le courant tournait en sens inverse du grand…

Sur le banc MHD d’UFO-Science (&&&lien&&&), les solénoïdes ont été remplacés par de simples aimants permanents. Le plasma est quant à lui généré au travers d’une série d’électrodes positionnées sur la maquette, sous quelques kilovolts en continu.

Manips de confinement pariétal de plasma autour d’un aérodyne MHD discoïdal

Le résultat est identique; le plasma se retrouve confiné sur la paroi de la maquette. Voici les photos couleurs correspondant aux illustrations retenues pour le papier qui a été présenté au Colloque international sur les hautes puissances pulsées en Corée (EAPPC-BEAMS 2010).

A gauche, la décharge diffuse subissant un effet de déconfinement intense, du fait du gradient de champ magnétique. A droite, confinement pariétal par gradient de champ magnétique.

A gauche, la descente des aimants supérieurs (aimants 2) amorce le confinement; A droite, la décharge est totalement confinée.

Dans le document ci-dessous, vous trouverez plus d’informations sur cette expérimentation. Celui-ci a été présenté en 2010 au Colloque international sur les hautes puissances pulsées en Corée (EAPPC-BEAMS 2010) :

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