Comme la dernière annonce officielle sur le site date de juin 2009 il m’a semblé opportun, en ce début d’octobre 2009 de faire un nouveau billet pour tenir au courant de nos activités nos supporters (je n’oserais plus dire nos adhérents, puisque depuis la sévère crise de l’été 2008 ufo-science fonctionne, disons … différemment).

Dans l’annonce précédente, nous nous étions interrogés sur ce que le Geipan pourrait devenir avec son changement de direction, l’ingénieur Yvan Blanc, 58 ans, ayant pris début 2009 la suite de Jacques Patenet, parti à la retraite en décembre 2008, après avoir supervisé la mise en ligne de la moitié des rapports de gendarmerie, amassés par le GEPAN-SEPRA en 32 années, depuis 1977. Des rapports, au passage, dénués de toute donnée scientifiquement exploitable.

Le Geipan a des collaborateurs extérieurs, bénévoles, et c’est à travers eux que nous sommes informés de la « vie » de ce service du Cnes. On peut d’abord dire qu’entre le départ en retraite de Patenet, en décembre 2008 et la « prise de fonctions » d’Yvan Blanc, juste avant l’été, il ne s’est strictement rien passé. Il n’y a eu aucun envoi de mail à l’attention de ses correspondants, aucune trace d’une activité quelconque : un vide complet sur six mois.

On attendait donc les premières manifestations d’Yvan Blanc, afin de disposer d’éléments pour nous former un début de jugement sur le personnage. Celles-ci furent médiatiques et, très vite, il apparut que l’espoir d’un changement, d’une réorientation quelconque, relevait de l’illusion :

Lire « Ovnis. Le Geipan montre le chemin du retour sur terre » sur le site du Télégramme

Ci-après, des extraits de cet article, fondé sur une interview d’Yvan Blanc :

Le directeur du Geipan, à Toulouse, Yvan Blanc, explique: « Les questionnaires nous sont transmis. Nous avons des accords avec la gendarmerie. Chaque année, on reçoit énormément de témoignages et nous sommes donc dans l’obligation de demander aux gens de déposer d’abord auprès de la gendarmerie. Notre rôle, c’est de découvrir ce que les témoins ont vu et d’expliquer ces phénomènes. On a une dizaine de cas de météorites par an sur la France, des satellites artificiels qui peuvent envoyer des flashs, des aurores boréales, la foudre en boule, ou encore les rayons lasers des boîtes de nuit… Il y a également les nuages lenticulaires qui, sur certains angles, peuvent ressembler à des soucoupes. Une fois qu’on a évacué tout ça…

L’homme ne connait rien au dossier ovni, ne s’en préoccupe guère, et n’est qu’une émanation de la direction du Cnes, dont on connait les réticences face à tout examen sérieux du phénomène. On pourrait résumer la nouvelle orientation du Geipan en utilisant la boutade bien connue :

- A partir d’aujourd’hui et jusqu’à dorénavant, il en sera exactement comme pour le passé.

L’incompétence en action, l’immobilisme en marche.

La situation est très simple. En 1977 Sillard, alors président du Cnes, crée le GEPAN d’un trait de plume, puis laisse à Hubert Curien, Directeur Général (futur ministre de la recherche et de la technologie, aujourd’hui décédé) le soin de monter ce nouveau service qui, d’emblée, a le statut de département du Cnes (tout simplement parce qu’aucun département existant ne souhaite le prendre sous sa houlette). Le Gepan est placé sous la direction de Claude Poher, un ingénieur « sorti du rang », comme le sera plus tard Jean-Jacques Vélasco, ex-technicien en optique, également dénué de compétences scientifiques à la hauteur de la tâche qui lui est impartie (précisons que Claude Poher est le neveu d’Alain Poher, président du Sénat à l’époque).

Tout s’est alors joué au fil des ambitions personnelles et des piètres qualités humaines des responsables successifs. Le Gepan ira alors de dérive et dérive. Après la démission de Poher, son successeur Alain Esterle, aidé par l’ingénieur Bernard Zappoli, passe un contrat avec un laboratoir de Toulouse, travaillant essentiellement pour l’armée, le CERT (Centre d’Etude et de Recherches Techniques), portant sur une expérience de MHD. Comme ces deux-là, obéissant selon Zappoli à des pressions émanant de l’armée, décident de me tenir en dehors de ces recherches, celles-ci capotent. Averti, le polytechnicien René Pellat (décédé, alors haut commissaire à l’énergie nucléaire) est dépéché à Toulouse par Curien, constate le fiasco, rend compte à celui-ci, qui prononce la dissolution de Gepan, remplacé par le fantômatique Sepra, confié sous la responsabilité de J.J. Vélasco, adjoint de l’ingénieur polytechnicien Alain Esterle, et simple technicien en optique, qui deviendra par la suite « ingénieur maison ».

Le service, rebaptisé SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques) végétera alors pendant plus de deux décennies, en bornant son rôle à l’engrangement de rapports de gendarmerie aussi riches en informations scientifiques que des constats d’accidents de voitures. A titre d’information, j’ai récemment recueilli les confidences d’un gendarme, qui évoquait l’époque où le Gepan avait doté les brigades de bonnettes à réseau, fabriquées à l’initiative de Poher, équipant leurs appareils photographiques ;

- Quand les gars partaient en patrouille, ils n’emmenaient pas cet accessoire, qui restait dans un tiroir, parce qu’on ne leur avait pas expliqué comment s’en servir.

Brillant…..

Yves Sillard est né en 1936. Il a donc un an de plus que moi. Polytechnicien, il devient, à l’issue de ses études, ingénieur militaire. Après avoir créé le GEPAN en 1977, il quitte la présidence du Cnes en 1983, pour prendre celle de l’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) pendant deux ans. A un certain niveau de responsabilités administratives, la polyvalence ne connait plus de limites. Il passe ainsi de l’espace aux abysses, sans la moindre difficulté. Il dirige ensuite la DGA (Délégation Générale à l’Armement) de 1989 à 1993. Puis, jusqu’en 1997, il devient président du Groupe Défense Conseil International. Enfin, et cela jusqu’à son départ en retraite, il est chargé de définir la Politique Spatiale auprès du ministère de la Défense Nationale. Autant dire que pour un tel homme, le mot « recherche civile » est totalement dénué de signification.

Lire le détail de sa carrière dans : http://rr0.org/personne/s/SillardYves/

Au moment de son départ en retraite, Sillard s’intéresse subitement, vingt-huit ans après l’avoir créé, au devenir du Gepan-Sepra. Lire son interview de 2005 par Radio France International :

http://rr0.org/data/2/0/0/5/09/25/Sillard_RFI.html

Vingt-huit ans d’absence laissent peu de marge de manœuvre. Je considère personnellement cette partie comme définitivement perdue. Mieux vaudrait fermer ce service, parfaitement insauvable, totalement improductif, d’une inutilité sans faille
Dans un dernier mail, Yves Sillard qualifiait ma position de réductrice et de non-constructive. Personnellement, je ne vois vraiment pas ce qu’on pourrait attendre d’un tel service, qui fait en outre de la rétention d’information.

Dès 1977 j’avais été résolument tenu en dehors des enquêtes qui avaient été conduites par le Cnes. Le même manque de transparence est toujours de mise, et vaut à l’échelle des tous les pays européens. Le comportement pourrait se traduire de cette façon :

- Nous ne faisons rien. Nous ne collectons rien d’exploitable, ni ne faisons le nécessaire pour rendre ceci possible (comme par exemple le développement d’un système de saisie à l’aide de bonnettes à réseau). Par contre, le peu qui est porté à notre connaissance, nous le taisons.

Il y a trois ans, des chercheurs norvégiens qui enquêtent sur les phénomènes constatés à Hessdalen ont été confronté au phénomène, en l’occurence une sphère lumineuse de la taille d’un ballon de football, à très faible distance (quelques dizaines de mètres). Ils ont envoyé des signaux lumineux à l’objet et celui-ci leur a répondu avec la même fréquence. Ce manège s’est poursuivi pendant trente minutes.

A la même époque, trois membres d’une mission italienne, deux professeurs d’université et l’épouse de l’un d’eux, ont été confrontés au même type d’objet. Celui-ci s’est rapproché en ronronnant, en allant jusqu’à un contact physique (contre le cou d’un des professeurs italiens, qui resta quelque peu traumatisé par cette expérience). Après avoir été face à cet objet pendant vingt minutes, et que celui-ci se soit éloigné à quelques dizaines de mètres, ils ont pris des photos (que j’ai vues, sans intérêt), et décidé de remonter dans leur véhicule, pour de tenter de s’en approcher. Quant ils furent pratiquement au contact, celui-ci s’envola vers le ciel à vive allure.

Avez-vous entendu parler de ces affaires ?

Non.

Il fallut les confidence d’un collaborateur (fiable) du Geipan, à qui ces gens avaient parlé de leur expérience, pour que nous en soyons informés.

J’imagine que ceci n’empêchera pas les journalistes, lors de la première apparition de Blanc sur le petit écran, de reprendre l’antienne :

- La France est le premier pays au monde qui s’est doté de….

Le Blablatron fonctionnera, comme d’habitude.

Pas de projet d’une seconde émission avec Direct 8. La chaîne ne s’est plus manifestée depuis. L’émission du printemps, très réussie, restera peut être sans lendemain.

En dehors de cela, quoi ?

En janvier 2008 j’avais hébergé chez moi, à Pertuis, un membre d’UFO-science, qui entreprit de transformer ma buanderie en laboratoire. Effectivement, en peu de mois il parvint, avec le matériel que nous avions acheté et mis à sa disposition, à reconstituer la technique que Bounias avait mise en oeuvre en 1981 lors de l’analyse de la trace, à Trans-en-Provence : à savoir la chromatographie sur couche mince. Une technique devenue très bon marché, avec l’évolution des techniques (apparition des scanners). Outre cet hébergement gratuit, nous avons fourni à l’intéressé une « bourse » de 4800 euros, que nous avons eu l’imprudence de lui verser d’un coup, en février 2008. Entre cette « bourse » et les achats de matériel, nous avons dépensé 10.000 euros, ce qui nous a permis de savoir que tout cela était simple et relativement bon marché. La suite est moins reluisante, et il est bon de la rappeler.

Avec mon ami Denis Roussel, belge, monteur professionnel, nous avons réalisé en 2008 deux vidéos, qui caracolent actuellement autour des 50.000 connexions. En même temps, au printemps 2008 Julien Geffray, webmaster de l’association, avait ouvert un forum, réclamé par des adhérents. Celui-ci s’emplit aussitôt de verbiages sans fin, ce qui est le lot de tous les forums ufologiques.

A la même époque j’avais écrit et illustré un livre « OVNIS et Science, les Aventuriers de la Recherche ». Le but était d’imprimer ce livre pour l’association, en le vendant par correspondance une vingtaine d’euros, avec un bénéfice net de 15 euros par ouvrage vendu. L’opération fut un succès et permit de faire rentrer 15.000 euros dans la caisse de l’association. Mais cela ne se fit pas sans un épisode désagréable.

Se rencontrant et échangeant sur le forum d’UFO-science, les éternels fouteurs de merde qu’on trouve, parait-il, au sein de toutes les associations loi 1901, furent saisis de vertiges ambitieux en voyant l’envolée des consultations des vidéos. Ils s’imaginèrent que les ventes « du livre » allaient crever les mêmes plafonds, atteindre les quinze à vingt mille unités. Déjà, notre biologiste autodidacte se voyait salarié d’UFO-science. Les membres de cette fronde réclamèrent la tenue d’une assemblée générale, dont ils avaient fixé la date : fin 2008, où serait décidé démocratiquement la répartition des bénéfices des ventes « du livre ».

Le climat devint rapidement délétère. J’eus un haut-le-coeur en découvrant que dans un post d’un des « conjurés » celui-ci allait même jusqu’à m’accuser de … détourner de l’argent, d’éditer mon livre « aux frais de l’association », alors que je l’avais offert à celle-ci !
Nous n’avions pas fait l’expérience des dérives des associations loi de 1901. Disons que nous avons été servis. Il a fallu envoyer les mille premiers exemplaires « du livre » au pilon, pour ne pas prendre le risque de voir des membres, les juristes de cette bande, attaquer l’association pour réclamer des droits, au bénéfices de membres cités. C’est ainsi que l’un d’eux devint Messmaker, ce qui en anglais signifie « fouteur de merde ». Perte sèche pour l’association : 2500 euros.

Les mille exemplaires suivants furent vendus dans les trois mois qui suivirent, mais j’ai refusé qu’on procède à un nouveau tirage, le contenu de l’ouvrage comportant un projet de recherche qui ne pouvait plus être assuré. Geffray put fermer ce fichu forum, lieu de tous les bavardages et à l’automne, l’association émergea exangue de cette tempête. Il fut décidé d’utiliser une partie de l’argent récolté pour rembourser des membres de leur trop généreuses contributions. Les caisses d’UFO-science étant pleines, les chèques de « renouvellement de cotisation » furent retournés, de même que les dons, désormais systématiquement refusés. Ne serait-ce que pour éviter de voir de nouveau des bonshommes dire « j’ai payé 20 euros de cotisation, j’ai des droits…. ». Eh puis, pourquoi continuer d’engranger de l’argent sans en avoir l’usage ? A titre informatif, un chercheur formé et compétent ne s’achête pas comme un simple instrument de laboratoire.

Que reste-t-il ? Je dirais : quelques mouches s’agitant dans un verre de lait. Je reste le seul scientifique de haut niveau du groupe. Julien Geffray, sans environnement technique, s’affaire à terminer, seul, pendant ses rares temps libres, dans ce garage de 18 mètres carrés, à 15 minutes d’un terminus de métro parisien, une manip de MHD qui nous amène au niveau des recherches que Viton et moi menions en… 1975.

Jean-Christophe Doré termine la construction d’une astucieuse station de détection automatique d’ovni, baptisée UFOCATCH, et ce dans un… coin de sa cuisine. Les autres membres actifs font ce qu’ils peuvent, éparpillés aux quatre coins de l’hexagone.

L’échec, c’est avant tout l’absence totale de réaction au sein de la communauté scientifique et technique. Je reste le seul scientifique patenté d’UFO-science. Techniquement, chacun tente de se débrouiller, bouchonne dans son coin.

A l’automne 2008 j’ai sauvé la mise, masquant la déconfiture de l’association, en participant à deux colloques :

    - Cosmologie, à Imperial College, Londres. Communication lors d’un colloque intitulé « Physical Interpretations of Relativity Theory »
    - MHD, à Vilnius (congrès international de la spécialité), où j’ai présenté trois communications, qui se sont ensuite muées en publications dans une revue scientifique de haut niveau, à comité de lecture : Acta Physica Polonica

En devant procéder moi-même, en août 2008, au démantèlement des plantations installées à Pertuis par mon pensionnaire, « parti en vacances », je me suis fusillé la colonne vertébrale en arrachant des piquets, réveillant les séquelles de mon grave accident du travail de 1976. La situation se dégrada au point qu’au printemps nous prîmes la décision, ma femme et moi, de quitter Bruxelles et de nous installer à Pertuis, où je pouvais faire construire, à l’intérieur même de la maison, un bassin d’aquagym, dans le but de tenter, vaille que vaille, de retrouver ma mobilité, et de combattre deux protrusions discales, détectées au scanner, cause de douleurs extrêmement violentes au moindre geste mal négocié.

Après quatre mois passés sans sortir de la maison (en loupant au passage la saison de planeur), je vous assure que ça n’est pas gagné, en dépit de deux heures d’exercices quotidiens.

    - Capacité d’emport : un kilo
    - Distance franchissable, à pied : 100 mètres
    - En voiture : 2000 mètres
    - Station debout : pas plus de quelques minutes.
    - Station assise : pas plus d’une heure de rang.

En quatre mois, je n’ai pas quitté Pertuis un seul jour.

Tout écart vis-à-vis de cette discipline se traduit (et s’est traduit trois fois consécutives) par trois semaines de récupération, dont une semaine en position couchée, permanente, en exceptant les séances en bassin.

Une solution chirurgicale ? Trop problématique et invalidante.

Nous avons rédigée une communication de 20 pages, pour le colloque de l’AIAA (American Institute of Aeronautics and Astronautics), consacré au vol hypersonique. Comme mon état de santé ne s’était guère amélioré, j’avais décidé de ne pas m’y rendre. Mais, Geffray s’étant renseigné, nous apprîmes que le communication ne pourrait figurer dans les minutes du colloque que si nous étions présents pour présenter celle-ci en salle. Nous allons donc nous rendre là-bas, moi sur un… fauteuil roulant, en espérant que cette escapade ne sera me pas trop dommageable. L’essentiel est d’être en mesure d’assurer cette conférence. Pour le reste, on verra.

J’espère ne pas croiser là-bas Bernard Thouanel, journaliste aéronautique, qui avait déclaré lors d’une interview donnée à une radio québecquoise :

- Poher m’a dit que Petit avait fait passer un accident de deltaplane pour un accident du travail, pour pouvoir toucher une pension.

Quand j’avais questionné le père des « universons », celui-ci n’avait pas nié avoir dit cela.

Quelles perpectives d’avenir ?

Limitées.

Je diffuse actuellement les bonnettes à réseau, sous forme de diapos, en les joignant à mon livre « OVNI, le message ». On peut donc les considérer comme offertes au public par l’association. Dès que possible, nous donnerons suite au projet de fabrication de bonnettes à réseaux autocollantes, pour téléphones portables. Celles-ci seront fabriquées en Chine. Nous en produiront mille à deux mille pièces et en même temps nous donnerons, à l’attention de tout groupement ufologique, français ou étranger, les coordonnées du fabricant chinois pour que ces gens prennent le relais dans l’optique de la dispersion la plus vaste de ces dispositifs, le but étant à terme de recueillir un ou des spectres d’ovnis, ce qui ne pourra être fait que si un très grand nombre de bonnettes sont en circulation dans le monde.

Simple remarque : cette technique de prise de spectre à l’aide de bonnettes, évoquée lors d’une réunion du « Comité de pilotage » du Geipan n’a pas retenu l’intérêt de ce groupe. Un comité de pilotage constitué par des universitaires désoeuvrés et ringards, sans imagination, sans pilote ni avion.

Julien Geffray travaille à finaliser le petit banc de MHD en basse densité qui, outre de produire des résultats sophistiqués, au plan scientifique (contrôle de l’instabilité de Vélikhov, différentes versions du confinement pariétal par gradient de champ magnétique) qui donneront lieu à publications dans des revues scientifiques (et non… ufologiques) produira des images colorées du plus bel effet.

Soyons réalistes : le seul terrain de manœuvre qui nous reste se situe au niveau de la communication. Les images du banc d’essai, la démonstration du système UFOCATCH, les bonnettes à réseau montreront… ce qui pourrait être fait, ceci lors de présentations télévisées. Elles sortiront peut être le public de son attitude asthénique vis-à-vis du sujet. Un état bien compréhensible quand on considère l’évolution dramatique de la société sur de nombreux plans, dont au premier chef celui de l’emploi.

En dehors d’éventuelles et problématiques prestations télévisuelles, puisque les vidéos installées sur Dailymotion sont vues par des dizaines de milliers d’internautes, il me sera facile d’installer à Pertuis un mini studio de télévision, en tendant simplement une pièce de velours noir sur un mur. Une lampe et un caméscope feront le reste. Denis Roussel, Julien Geffray et Jean-Stéphane Beetschen illustreront des conférences filmées, à l’aide d’images d’archives ou d’animations. En sous-titrant ces séquences on pourra accroître leur audience à un niveau international.

Je doute que mon état de santé me permette dans un avenir se chiffrant en mois, de me déplacer pour donner de quelconques conférences. Cet été, je n’ai pas pu présenter de communication au Colloque International sur les Techniques Variationnelles, qui se tenait pourtant à Aix-en-Provence, à 20 kilomètres de chez moi !

Je voudrais rappeler ce que j’ai ressenti en revenant des colloques de Brighton et de Vilnius. En participant au premier, j’avais trouvé des chercheurs américains, grâce à qui j’avais pu apprendre que la prise de conscience de la nature extraterrestre du phénomène ovni s’était faite très tôt à l’état-major des USA, dès la fin des années quarante, entraînant une démarche de rétro-engineering à travers des black projects très importants, drainant des fonds secrets considérables, exclusivement orientés vers les armements. Ces recherches représentent un iceberg dont les peuples comment à apercevoir la partie émergée : armes non léthales, action sur l’encéphale à l’aide de micro-ondes pulsées, dispositif HAARP, manipulation du climat, armes sismiques, bactériologiques, bombes sophistiquées, stations de tir laser évoluant à vitesse hypersonique, torpilles MHD hypervéloces, etc. La liste est interminable.

Le colloque de Vilnius était essentiellement orienté vers les railguns, les canons électromagnétiques, et les armes laser antimissiles. Un des congressistes présenta une balle à compression de flux, délivrant 100.000 volts en atteignant sa cible humaine. Une nouvelle façon de tuer, disait-il « sans faire de taches sur le tapis ».

On connait les efforts, parfaitement vains, que j’ai fait pour essayer d’impulser en Europe des recherches sur la Z-machine et ses immenses possibilités. Trois ans après, ce que j’avais prévu est arrivé : le « break even » a été obtenu, en matière de fusion pure, par les Russes. Ceux-ci sont parvenus, en comprimant une cible à l’aide de la MHD, à dégager une énergie de fusion supérieure à celle de l’explosif chimique utilisé dans leur compresseur MHD, un « DEMG », disk electromagnetic generator, générateur à disque (voir sur mon site) capable de délivrer 20 millions d’ampères, en 100 nanosecondes, sous un faible poids. Traduction : un essor inéluctable, « grâce à la MHD », non pas de nouvelles sources d’énergie, mais de « bombes à fusion pure », une technologie « proliférante » (permettant l’entrée dans le club nucléaire sans avoir à passer par la phase laborieuse de l’enrichissement isotopique), sans limite en matière de miniaturisation, et un jour « propres » (sans effets radioactifs). Des « bombes vertes », en quelque sorte.

Que croyez-vous qui se cache derrière le très faible intérêt, larvaire, qui se cache au sein du Cnes et de ce Geipan, parrainé par un ancien directeur de la Délégation Générale à l’Armement ? Le rêve de tirer de nos activités quelques retombée à usage militaire, y compris à travers UFOCATCH, perçu par les militaires comme un dispositif permettant de localiser les points de chute de débris de satellites. Pourquoi ? Pour glaner quelque information sur les avancées réalisées dans d’autres pays en matière de supraconducteurs à haute température, un sujet central, aujourd’hui, en matière de technologie de pointe. Croyez-moi, si des débris quelconques parvenaient jusqu’au sol, qu’ils s’agissent de fragments de satellite ou de traces d’atterrissage d’ovni, nous n’en saurions jamais rien. La DST infiltre actuellement les « IPN » (Intervenants de Premier Niveau, des bénévoles censés collaborer avec le Geipan) pour être à même de contrôler leurs démarches et de « sécuriser » immédiatement toute affaire de ce genre. Et vous savez très bien que la gendarmerie française, corps militaire, est astreinte aux règles de fer du secret défense.

J’irai à Brème pour installer, comme je l’ai fait à Vilnius, les aérodynes MHD discoïdaux dans les minutes de colloques ou de publications scientifiques de haut niveau. Cela laissera une trace, et sera bien autre chose que les lamentables pantalonnades de « l’homme des universons », qui s’incrivent dans une cacophonie de discours « d’ufologues-savants », ou prétendus tels. De quoi sera-t-il question là-bas ? De stations de tir laser (alimentées par des générateurs MHD), embarquées à bords d’engins croisant à Mach dix dans cet espace intermédiaire, nouvel enjeu stratégique, se situant au delà des altitudes les plus grandes atteintes par les avions (> 30 km), et en deça des courses des satellites en orbite basse (< 250 km).

Concernant Yves Sillard, je dirais qu’on ne prétend pas caresser des rêves humanistes après avoir fait toute sa carrière « au service du Diable ».

Au début des années quatre-vingt, lors d’un ultime face à face, à Rouen, avec des gens de la DRET (recherche militaire) un ingénieur militaire avait qualifié l’aérodyne MHD de … missile de croisière hypersonique.

Je conclurerai en disant que si je continuerai à appuyer les travaux et initiatives des membres actifs de l’association, outre mes activités de scientifique, toujours orientées vers la cosmologie (et par delà vers la faisabilité des voyages interstellaires) je continuerai d’informer les internautes-citoyens sur des sujets divers, comme les événements du 11 septembre 2001, ou plus récemment cette sombre affaire de pandémie et de vaccination.

Le sujet ovni n’est peut être pas « mûr », cette situation pouvant perdurer pendant un temps indéfini. Je reste frappé par le peu d’écho du message inscrit dans mon dernier ouvrage, pourtant compréhensible par tout un chacun. Commentaire de Geffray :

- Il est possible que cette idée arrive trop tôt.

    Jean-Pierre Petit
    Pertuis, le 7 octobre 2009
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