• Notre constat

    Le phénomène OVNI défraie la chronique depuis de nombreuses décennies. En parallèle, notre planète est entrée dans une phase cruciale de son histoire, sans précédent connu, où l’homme s’est doté de moyens techniques lui permettant d’altérer gravement et de manière irréversible son environnement et, au-delà, d’annihiler toute vie à la surface de la Terre. Parmi les signes actuels les plus visibles, on notera le réchauffement planétaire. L’activité technico-scientifique terrestre est riche de retombées technologiques et bien souvent militaires, tant au plan du développement d’armes de destruction massive que de la manipulation de vastes groupes humains. Si notre technologie progresse de manière spectaculaire, notre connaissance fondamentale s’enlise de plus en plus. On notera ainsi à titre d’exemple, la stérilité de la physique théorique à travers l’incontournable théorie des supercordes. Ceci nous semble être la conséquence d’une sclérose de la pensée, d’un enfermement dogmatique, d’un refus de tout idée scientifique fondamentale réellement novatrice, en particulier, de toute révision de notre façon de concevoir l’univers qui rendrait soudain possible les voyages interstellaires, donc des incursions de visiteurs venant de systèmes situés à plusieurs dizaines d’années-lumière du nôtre, voire plus. Le refus systématique d’engager des recherches concrètes dans le but d’instruire rationnellement et scientifiquement le dossier OVNI est également pour nous un signe d’une claustration de la pensée, d’un « enfermement paradigmatique ».

    Que s’est-il passé en France autour du phénomène OVNI ?

    Pendant trois décennies, une institution française1 a piloté les enquêtes de terrain et, sous couvert de sa mission officielle, s’est opposée à tout autre investigation. La « méthodologie » scientifique vantée sur les médias et mise en œuvre a ainsi produit, en trente ans, 1250 procès verbaux établis par la Gendarmerie Nationale, représentant l’audition de 6000 témoins. Ces rapports n’ont pas permis de faire avancer notre compréhension du phénomène d’un iota. Nous doutons que ces enquêtes fassent bouger quoi que ce soit au sein de la communauté scientifique française par le seul poids de leur volume. Il est donc clair pour nous que ce n’est pas en continuant à accumuler de nouveaux témoignages que l’instruction progressera. Les associations dites « ufologiques » n’ont pas non plus aligné de résultats scientifiques concrets et tangibles, faute de moyens et des compétences scientifiques nécessaires. On est donc confronté à un constat négatif comportant trois volets :

    1. La communauté scientifique institutionnalisée gère le sujet OVNI comme un tabou. Soit les scientifiques nient, sans examen sérieux, tout intérêt à des recherches qui toucheraient de près ou de loin à ce dossier, soit ceux qui s’aventurent dans cette voie, comme le firent Michel Bounias2, décédé, directeur de recherche à l’INRA et Jean-Pierre Petit3, directeur de recherche au CNRS, se virent privés pendant trois décennies de tout moyen de recherche.
    2. L’effort entrepris en France, dans un cadre institutionnel a débouché sur une impasse complète. Les gens qui ont été chargés d’instruire le dossier OVNI n’avaient pas le minimum de compétences scientifiques pour l’aborder et le gérer. Une erreur majeure a été commise : confier les enquêtes sur le terrain aux seuls gendarmes, alors qu’il nous semble évident que la compréhension de ce dossier implique la collaboration pluridisciplinaire de scientifiques innovants, imaginatifs et libres.
    3. Même insuccès, pour des raisons similaires, au sein des groupements « ufologiques ».

    En conséquence, il est urgent de constituer une structure capable de mener à bien l’instruction réelle du dossier OVNI en mettant en œuvre des méthodes d’investigations rationnelles et scientifiques, au plus haut niveau des techniques et des connaissances actuelles. Il serait vain de chercher à implanter de telles recherches dans des structures institutionnelles, celles-ci ayant largement démontré leur inefficacité en trois décennies.

    Notre réponse

    Dans notre esprit, l’étude du sujet OVNI constitue une démarche cruciale et urgente, contrariée depuis six décennies par un blocage au niveau scientifique (réaction psycho-socio-immunologique), politique (même mécanisme, plus une composante « désinformation ») et médiatique (folklorisation du sujet). Une structure est donc mise sur pied, sous la forme d’une association loi 1901, sous la dénomination UFO-SCIENCE, afin d’étudier en laboratoire certains aspects liés au « phénomène OVNI » sans a priori sur l’origine du phénomène lui-même. Nous affirmons que l’instruction du dossier OVNI est scientifiquement féconde au plan des connaissances fondamentales et des applications technico-scientifiques. Cette recherche expérimentale peut finalement s’établir en dehors de tout cadre administratif, sans aucune aide de l’État… mais avec des personnes de bonne volonté, passionnés, étudiants, ingénieurs et chercheurs de haut niveau. UFO-SCIENCE œuvrera en toute liberté et indépendance en mettant en œuvre le principe édicté par le regretté Aimé Michel4 :

    Tout envisager, mais ne rien croire.

    Et compte tenu du temps déjà perdu par les circuits officiels, nous y adjoignons la devise :

    La vérité, maintenant.
    L’éventualité de visites d’ethnies extraterrestres, voire de contacts, soulève de manière incontournable le problème de la place de l’homme dans l’univers, de sa fonction, de ses origines et de son destin. La démarche d’instruction du dossier OVNI touche donc à de nombreux domaines, scientifiques bien sûr, mais également historiques, politiques, militaires, écologique et religieux. Ceci étant, UFO-SCIENCE ne dispersera pas ses moyens dans la collecte et l’engrangement de nouveaux témoignages, sauf si ceux-ci contiennent des éléments tangibles, des traces analysables, des faits techniques et scientifiques susceptibles de développements concrets et de modélisations. Nous concentrerons en priorité nos efforts sur des expériences conduites dans un esprit de rationalité scientifique, sans points d’ombre, mettant en œuvre des techniques éprouvées.

    Transparence maximale

    Il est prévu d’ouvrir largement ce « laboratoire de fortune » aux scientifiques, aux journalistes… à tout le monde. L’équipement (vétuste) et le niveau de recherche (de pointe) seront exposés au vu et au su de tous. Vous entreverrez une sorte « d’Emmaüs-Science », reflet du niveau de la recherche française atteint dans le domaine de la magnétohydrodynamique5 et des sciences connexes, état ubuesque compte tenu des compétences rassemblées dans ce labo. De manière similaire, tous les résultats des expériences seront communiqués en ligne, avec les comptes-rendus détaillés, vulgarisés et multimédias, agrémentés de dessins, schémas 3D, photos, animations en images de synthèse et vidéos, à la section Recherches. De nombreux documents sont également disponibles dans les pages de la section Téléchargements.


    1 En 1977 est créé le GEPAN (Groupe d’Etude des Phénomène Aérospatiaux Non-identifiés) service français officiel d’étude des OVNI, dépendant du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) sous tutelle des Ministères de la Défense et de la Recherche. Disposant d’un comité de pilotage et d’un conseil scientifique, ce dernier publia régulièrement des notes techniques jusqu’en 1983. Le service trouve son origine dans un rapport de l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale) daté du 20 juin 1977, qui confirme l’existence d’un « problème OVNI », indique que l’HET (l’Hypothèse Extra-Terrestre) « ne doit plus être considérée comme ridicule » et préconise « l’étude sérieuse du phénomène » car les « retombées scientifiques et techniques peuvent s’avérer importantes ». En 1988 le GEPAN est remplacé par le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphérique) sans conseil scientifique, remplacé à nouveau en 2005 par le GEIPAN (Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés) visant à rendre public l’ensemble des P.V. de gendarmerie, sur son site Internet officiel : www.cnes-geipan.fr

    2 Michel Bounias : scientifique français, directeur de recherches à l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) au département Santé des Plantes & Environnement, décédé le 23 mars 2003. Le Dr Bounias est l’auteur de la seule étude disponible traitant des bouleversements biochimiques occasionnés dans les végétaux par un bref contact avec un objet volant non-identifié (rapport GEPAN NT16 dit de « l’affaire de Trans-en-Provence », 1981). Vous pouvez lire une courte biographie du docteur Michel Bounias sur le site RR0. 3 Jean-Pierre Petit : scientifique français, directeur de recherches au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) à la retraite. Mécanicien des fluides, physicien des plasmas, astrophysicien, il est notamment spécialiste en propulsion électromagnétique (magnétohydrodynamique, en abrégé MHD) permettant de franchir le mur du son sans provoquer de bang et le mur de la chaleur sans échauffement. Vous pouvez consulter se ce site la liste de ses publications en MHD, et lire sur son site web www.jp-petit.org une autobiographie, ainsi que deux autres biographies chez RR0 et wikipedia.

    4 Aimé Michel (1919-1992) : chercheur enseignant, diplômé en psychologie, licencié en philosophie, ingénieurs du son à la RDF (Radio-Difusion Française), expert en méthodologie, écrivain scientifique. Il est connu dans le milieu de l’étude du phénomène OVNI principalement pour son analyse de la vague française de 1954.

    5 Magnétohydrodynamique (MHD) : branche de la physique qui étudie l’influence des champs électromagnétiques sur les fluides (gaz ou liquides) électriquement chargés. Au niveau industriel la MHD est utilisée dans des « convertisseurs MHD » de deux façons : soit pour générer de l’électricité (générateur MHD) soit pour propulser un véhicule (accélérateur MHD). Dans tous les cas, on agit directement sur le fluide à l’aide de puissantes forces électromagnétiques, dites « forces de Lorentz », sans aucune pièce mécanique mobile. La MHD fonctionne dans l’eau salée mais aussi dans les gaz ionisés (appelés plasmas) où elle est alors de deux types : la MHD à « nombre de Reynolds magnétique fort » (plasmas thermonucléaires et astrophysiques) bien connue, et la MHD à « nombre de Reynolds magnétique faible » (les « plasmas froids » mal maîtrisés en présence de champs électromagnétiques). C’est cette dernière MHD qui est à l’œuvre dans les différents modes de propulsion intra-atmosphérique étudiés ici, où elle est aussi parfois appelée « magnétoaérodynamique » (MAD). C’est donc une science qui fait à la fois appel à la mécanique des fluides, à l’électromagnétisme et à la physique des plasmas

  • Etudes passées

    Avant de définir précisément le champ d’action que s’est fixé UFO-SCIENCE, voici le panorama des recherches scientifiques effectuées en France depuis soixante ans sur le sujet OVNI, et notamment depuis l’étude officielle entreprise en 1977, il y a tout juste trente ans.

    Écoulement aérodynamique de révolution : Disques à effet Coanda

    Dans les années 1930, le scientifique d’origine roumaine Henri Coanda inventa des engins discoïdaux6 utilisant un principe de la mécanique des fluides qui porte désormais son nom : l’effet Coanda. Vous trouverez une explication vulgarisée de cet effet appliqué à ses disques volants dans le document PDF « Des soucoupes volantes au bureau d’étude« . Coanda fit voler dans son laboratoire des maquettes de ces appareils, qui durant toute la durée de l’expérience traînaient derrière eux le tube qui leur amenait l’air sous haute pression nécessaire à leur fonctionnement. Car aucun compresseur de moteur embarqué n’est à la fois assez léger et assez assez puissant pour générer un écoulement le long du fuselage, par effet Coanda, suffisamment rapide pour entraîner l’air ambiant et assurer la sustentation autonome de l’appareil.

    Propulsion électromagnétique : Aérodynes MHD

    Maquette d’aérodyne MHD en test. Arcs électriques hyperfréquences.

    Il existe cependant un type de propulsion spécial, la magnétohydrodynamique (MHD) qui permet d’accélèrer un fluide conducteur (liquide ou gaz ionisé appelé plasma) à des milliers de mètres par seconde à l’aide de forces électromagnétiques, sans pièce mécanique mobile. Les dispositifs de propulsion MHD à plasma sont connus depuis les années 1950. Mais le physicien Jean-Pierre Petit a conceptualisé à partir de 1975 des accélérateurs MHD d’un genre nouveau, où le gaz accéléré ne s’écoule plus à l’intérieur d’une tuyère, mais tout autour de la paroi extérieure de l’engin. Ce sont donc des « accélérateurs MHD à écoulement externe » constituant des disques de Coanda dont l’effet est généré par des forces électromagnétiques. Le plasma est de plus formé non pas à partir d’un ergol embarqué, mais en ionisant directement l’air ambiant. JP Petit nomma ce concept d’accélérateur MHD à écoulement gazeux externe et à contrôle d’ionisation un aérodyne MHD. Vous pouvez vous familiariser avec la magnétohydrodynamique grâce à la bande dessinée scientifique « Le Mur du Silence » (parue aux éditions Belin etépuisée, désormais librement téléchargeable en PDF) et lire un des premiers articles de vulgarisation de l’auteur sur ce concept d’aérodyne MHD dans le document « Un moteur à plasma pour ovnis« .

    Les dispositifs de propulsion MHD à plasma sont connus depuis les années 1950. Mais le physicien Jean-Pierre Petit a conceptualisé à partir de 1975 des accélérateurs MHD d’un genre nouveau, où le gaz accéléré ne s’écoule plus à l’intérieur d’une tuyère, mais tout autour de la paroi extérieure de l’engin. Ce sont donc des « accélérateurs MHD à écoulement externe » constituant des disques de Coanda dont l’effet est généré par des forces électromagnétiques. Le plasma est de plus formé non pas à partir d’un ergol embarqué, mais en ionisant directement l’air ambiant. JP Petit nomma ce concept d’accélérateur MHD à écoulement gazeux externe et à contrôle d’ionisation un aérodyne MHD.

    Vol supersonique sans onde de choc par champs de force MHD

    Ces aérodynes MHD sont parfaitement analogues aux OVNI observés de part le monde depuis soixante ans, tant dans les géométries inhabituelles que dans les effets lumineux rapportés. Avec la source d’énergie adéquate, ces appareils ont en outre la capacité de se déplacer à vitesse supersonique en air dense sans provoquer de bang : contrairement à l’idée reçue, le silence des OVNI est techniquement explicable, et ouvre la voie à des recherches particulièrement novatrices. Des simulations hydrauliques et en air sous basse pression, ainsi que des modélisations informatiques ont été réalisées, aboutissant à des découvertes et des publications dans des congrès internationaux et des revues spécialisées (vous pouvez consulter la liste de ces publications).

    Une telle avancée technologique serait très importante : un aéronef supersonique consomme à Mach 2.0 plus de 20 % de son énergie à générer ces systèmes d’ondes, qui représentent une résistance à l’avancement mais également, par recompression brutale du gaz, un important échauffement des matériaux. Ce « mur de la chaleur » est l’obstacle à la réalisation d’aéronefs hypersoniques.

    À l’inverse, un aéronef qui contrôlerait, grâce à des forces électomagnétiques, l’écoulement gazeux en tout point de sa paroi, annihilant les traînées d’onde et de frottement, rendrait possible les déplacements silencieux en air dense à vitesse hypersonique, sans mur du son ni mur de la chaleur (vitesses dépassant Mach 12 envisageables). Un tel appareil intéresserait évidemment la défense nationale, puisqu’il constituerait dans l’optique militaire le parfait missile de croisière : extrêmement rapide tout en étant totalement furtif puisque capable d’évoluer à basse altitude sous la couverture radar. Cet intérêt dans un potentiel vecteur nucléaire de nouvelle génération, ajouté au lien évident qu’il représente avec le sujet OVNI, n’est peut-être pas étranger dans les nombreuses difficultés rencontrées pour étudier librement cette possibilité au sein de laboratoires publics.

    Ondes de choc et turbulences de sillage autour de profils aérodynamiques sans l’aide de la MHD. Un profil émoussé se déplaçant à vitesse supersonique génère une onde de choc frontale détachée.

    • Analogie hydraulique :

    Avant l’avènement des ordinateurs, les étudiants des écoles aéronautiques effectuaient les simulations d’écoulement dans des « cuves à analogie hydraulique », où l’écoulement gazeux autour d’une maquette était remplacé par un écoulement liquide. La mécanique des fluides est effectivement régie par les même équations, que l’on soit dans l’eau ou dans l’air. Par ailleurs, les vagues d’étrave et de culot à la surface du liquide, autour d’un navire, sont les analogues fidèles des fronts d’onde autour d’un aéronef se déplaçant à vitesse supersonique, de même que le sillage turbulent, présent dans les deux cas.

    En 1976, Jean-Pierre Petit et son collègue Maurice Viton effectuent une expérience de MHD en milieu liquide, constituée d’une maquette cylindrique munie de deux électrodes, plongée dans un écoulement d’eau acidulée conductrice de l’électricité. La vitesse de l’eau simule les conditions d’un vol supersonique. Devant la maquette, un bourrelet d’eau se forme et une vague d’étrave naît en choc oblique, tandis que son sillage devient fortement turbulent.

    La maquette est alors plongée dans un champ magnétique de 1 tesla généré par un électroaimant, et un générateur débite un courant électrique dans l’eau, aux bornes des électrodes du cylindre. Un puissant champ de forces de Lorentz s’établit alors tout autour de la maquette, agissant sur l’écoulement. Le système devient un accélérateur MHD à écoulement liquide externe, un « hydrodyne MHD » :

    Surprise : dès l’activation du dispositif MHD, la turbulence de sillage est supprimée, l’écoulement derrière le cylindre redevient laminaire, comme à vitesse subsonique. Et en montant la puissance, la vague d’étrave disparaît. Plus que cela, la surface de l’eau située en zone frontale du cylindre se creuse : non seulement l’onde de choc est annihilée, mais l’hydrodyne aspire l’eau devant lui avant que les molécules n’aient le temps de s’entasser au point d’arrêt. Le système est alors moteur, avec une traînée négative.

    Ce résultat positif donna lieu à une communication au congrès international de MHD à Moscou en 1983, et un film 16mm de l’expérience a même été tourné à cette occasion. L’expérience sera indépendamment reproduite par des équipes de l’ENSAE sous l’égide du CNES en 1981 et par l’ENSEEIHT en 1983 (documents disponibles à la section Téléchargements).

    • Modélisation Mathématique :

    L’analogie hydraulique n’est que la première étape des recherches visant à supprimer les ondes de choc générées par un aéronef supersonique.

    L’étape suivante est la modélisation mathématique du contrôle total par la MHD d’un écoulement gazeux supersonique autour d’un profil d’aile, avec disparition des fronts d’onde.

    En 1987, l’ingénieur issu de l’ENSAM Bertrand Lebrun soutient sa thèse de doctorat sous la direction de Jean-Pierre Petit. Il passe un DEA de mécanique des fluides, puis développe une méthode de résolution des équations de Navier-Stokes (les lois régissant la mécanique des fluides) en présence d’un champ de forces MHD, par la méthode des caractéristiques. Les travaux aboutissent et sont publiés en 1986 au 9e colloque international de MHD de Tsukuba au Japon, et au colloque international suivant, qui se tient à Pékin en 1992. Ce travail de thèse fait également l’objet d’une publication à l’European Journal of Mechanics (anciennement « Journal de Mécanique » français) en 1989.

    • Expériences en soufflerie :

    Encore aurait-il fallu aller jusqu’au bout de cette idée de contrôle de l’écoulement et d’annihilation des ondes de choc grâce à la MHD, en testant un modèle en soufflerie dans un écoulement gazeux subsonique puis supersonique…

    Des recommandations précises de modélisations expérimentales furent donc proposées à plusieurs reprises au conseil scientifique du GEPAN, sans rencontrer d’écho. En 1980, Jean-Pierre Petit adresse au CNES un rapport de deux cent pages intitulé « Perspectives en magnétohydrodynamique » contenant une masse d’idées brutes, exploitables pour mener de multiples expériences. Alors il fut enfin décidé de monter une expérience ambitieuse de propulsion MHD en air ionisé à l’aide d’une puissance source de micro-ondes pulsée.

    luides classiques fraîchement débarqués, ne disposant pas des compétences nécessaires en physique des plasmas froids magnétisés. L’expérience, tentée à Toulouse en 1983, fut un échec complet.

    Le conseil scientifique du GEPAN fut immédiatement dissout, tous les détails de ce raté ayant été médiatisés dans un numéro spécial d’une revue disponible en kiosque, qui consacra à cette affaire un numéro entier titré en couverture : « GEPAN : une manip de trop ».

    Vous pouvez aujourd’hui consulter ce document de 44 pages, en cliquant sur son icône ci-contre (PDF de 8,5 Mo).

    Depuis cette époque, les recherches en propulsion MHD dans les plasmas froids, gaz dits « bitempératures » (mélange hors d’équilibre où les électrons ont une température supérieure aux ions) ont été abandonnées, et les connaissances acquises dans ce domaine ont même été perdues, dans la plupart des pays.

    Le retard pris sur d’autres nations telles que les USA ou la Russie qui n’ont, contrairement à ce qu’on a cru jamais cessé ces recherches, est très important. Un pôle technologique national « plasmas froids » vient bien d’être remonté sous l’impulsion de l’Etat, afin de doter à nouveau la France de ces compétences appliquées au domaine aérospatial. Mais malgré le nombre de laboratoires impliqués et les crédits alloués, ce ne sont à nouveau que des recherches telles qu’elles se pratiquaient dans les années 1960 (études des ondes de choc en soufflerie sur un plasma généré par simple haute tension devant une maquette). Il n’y a aucun champ magnétique dans ces plasmas, pas de forces de Lorentz, pas d’accélérations ou freinages du gaz, pas de contrôle de l’écoulement. On cherche simplement à « recomprendre les interactions plasma/onde de choc », simples prémisses de la MHD dans les plasmas froids supersoniques, domaine autrement plus complexe…

    Heureusement l’équipe UFO-SCIENCE est dirigée par d’anciens chercheurs à la retraite, qui ont l’avantage d’avoir travaillé à cette époque révolue. Bien que « mis au rebus » par la Recherche française, leurs connaissances et leur créativité sont intactes !

    Electrohydrodynamique (EHD)

    Alternativement, à défaut de MHD on parle récemment beaucoup d’EHD, d’électrohydrodynamique, popularisée par les « lifters ». Cest un type de propulsion électrique anciennement appelé « vent ionique » qui accélère les ions positifs dans des champs électriques à haute tension, créant des forces de nature électrostatique (paraélectriques, péristaltiques…) dans l’air et son écoulement dans une direction privilégiée. Il n’y a donc pas de champ magnétique dans un système EHD, qui offre un bon rapport puissance/poids. Néanmoins, on oublie fréquemment de mentionner que la valeur élevée de ce ratio provient de la faiblesse combinée de la puissance électrique fournie et du poids de l’engin (les lifters sont fabriqués en balsa et en feuilles d’aluminium de cuisine, la source d’énergie de quelques watts seulement étant externe).

    De meilleurs dispositifs EHD sont étudiés en laboratoire depuis la fin des années 1990, avec des sytèmes générant des plasmas à la pression atmosphérique standard. Les vitesses du gaz ionisé atteignent désormais plusieurs dizaines de mètres par seconde. Cette propulsion EHD à plasma en champ électrique alternatif péristaltique permet de communiquer à l’air des vitesses maximales théoriques, lorsque la viscosité est négligée, de plusieurs centaines de mètres par seconde dans une couche de quelques millimètres d’épaisseur, approchant la vitesse du son. Ces dispositifs peuvent ainsi modifier l’écoulement de la couche limite et sont par conséquent principalement envisagé sur les ailes d’avion pour en augmenter la portance sous forte incidence, ou pour remplacer les volets mobiles. Contrairement à la MHD qui implique des puissances plus importantes, l’EHD est cependant intrinsèquement incapable d’agir suffisamment sur la couche de choc pour éliminer le bang à vitesse supersonique.

    Bonnettes à réseau de diffraction

    Dans un autre registre, des « bonnettes à réseau » adaptables sur les appareils photos ont été distribuées aux brigades de gendarmerie dans les années 1980. Constituées d’un réseau de diffraction optique conçu par la société Jobin & Yvon, elles impriment sur la pellicule les raies spectrales de tout objet lumineux, transformant l’appareil photo en véritable spectroscope.

    Les gendarmes avaient pour mission de les utiliser lors de l’observation nocturne de tout phénomène lumineux de nature non identifiée. Elle devaient permettre d’en percer la nature, car le spectre lumineux d’un objet donne des renseignements sur sa composition chimique, sa température, s’il émet des rayonnements caractéristiques tels qu’infrarouges ou ultraviolets, s’il baigne ou non dans un champ magnétique, des hautes-fréquences, etc.

    Après trente ans, quels sont les résultats, au dire des consultants du laboratoire partenaire chargé d’analyser ces spectres ? Deux clichés transmis, et aucun n’est exploitable ! Ces bonnettes sont d’ailleurs perdues depuis une vingtaine d’années au fond de tiroirs oubliés. À l’heure des appareils photos numériques embarqués jusque dans les téléphones mobiles, il serait plus que souhaitable que ces réseaux, très peu coûteux, soient disponibles largement auprès du grand public.

    Il est grand temps d’en terminer avec ces prétendues études officielles qui dilapident les deniers publics sans aucun résultat. Il n’est même plus question de chercher à « convaincre les pouvoirs publics ». Simplement une étude scientifique sérieuse, et nous le pensons fructueuse, peut et va maintenant être entreprise.


    6 Henri Coanda (7 juin 1886 – 25 novembre 1972 à Bucarest) est un ingénieur aéronautique roumain displômé de SUPAERO (École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace). Pionnier du moteur à réaction, il présenta le premier avion à réaction au salon de Paris en 1910. Il est l’auteur de divers brevets, dont celui portant sur l’effet Coanda en 1934, et sur son application à la propulsion de disques volants dès 1935.

  • Nouvelles recherches

    UFO-SCIENCE engagera toute action susceptible de lui permettre de mener à bien la mission qu’elle s’est assignée, à savoir l’instruction scientifique et rationnelle du dossier OVNI et des problèmes afférents, conformément à son éthique, à son principe de transparence et dans le respect de la loi. Elle se dotera d’un laboratoire de recherche pluridisciplinaire. Celles-ci seront conduites par une direction scientifique constituée par des docteurs ès sciences. L

    es travaux de recherche seront menés dans un climat de totale transparence. Les adhérents et non-adhérents seront tenus au courant en continu des activités de l’équipe de recherche, dont ils sponsoriseront les actions, par l’intermédiaire de ce site Internet. Les projets de recherche seront décrits dans le site. On recherchera sur ce plan des collaborations à échelle internationale avec des structures analogues ou tout laboratoire spécialisé.

    UFO-SCIENCE tient à préciser que sa démarche ne se réfère à aucun système politique ou organisation scientifique, aucune idéologie, église, confession, croyance, philosophie ou secte.

    Les activités d’UFO-SCIENCE consisteront sans exhaustivité à :

    • Créer un laboratoire de recherche dans un local ou des locaux afin de pouvoir réaliser les expériences
    • Communiquer les résultats des recherches sur le site Internet, qui promeut part ailleurs le mouvement et ses objectifs.
    • Mettre en relation les personnes susceptibles de participer à des actions en accord avec les objectifs de l’association.
    • Établir un contact avec d’autres groupes, laboratoires de recherche ou associations analogues, dans le but d’étendre cette action à une échelle internationale.
    • Dans une optique de modélisation de déplacement intra-atmosphérique et dans l’hypothèse où le phénomène OVNI correspondrait, du moins partiellement, aux évolutions de véhicules matériels, les études de MHD (magnétohydrodynamique) relatives à ce thème et débutées en 1975 seront reprises. Des simulations hydrauliques seront entreprises immédiatement. Dès que possible, une soufflerie à rafale chaude (écoulement d’argon à 10 000 °C, sous un bar en « tube à choc ») sera construite pour réaliser des expériences d’annihilation d’onde de choc, en régime d’évolution supersonique simulé sur maquette.
    • Des disques à effet Coanda (dont le principe de sustentation aérodynamique est analogue à celui des aérodynes MHD) seront testés à l’aide d’air comprimé sous 10 bars. Leur sustentation et leur écoulement gazeux induit, près de la coque et dans l’air ambiant, pourront enfin être filmés et diffusés. Ces appareils étant par nature instables, on envisagera la création d’un dispositif embarqué de contrôle automatique de l’assiette, effectué par des micro-volets asservis par logiciel.
    • De manière générale, tout type de système de propulsion innovant de nature purement aérodynamique, électrique, électromagnétique… pourra être étudié dans le cadre de la modélisation ou de l’expérimentation de véhicules conventionnels et non-conventionnels, de même que les types de source d’énergie envisagés en lien avec ces systèmes.
    • Le laboratoire s’efforcera de se doter de moyens d’analyses de traces biologiques sur les végétaux en s’inspirant des travaux du docteur Michel Bounias (cas de Trans-en-Provence, 1981). Des simulations de ces effets en soumettant des végétaux témoins à des micro-ondes pulsées, modulées en basse-fréquence, seront tentées, de même que des recherches similaires concernant l’action de micro-ondes sur des tiges de blé, dans le cadre d’une modélisation d’un phénomène de type « crop-circle ».
    • Il faudra également inciter les fabricants de téléphones mobiles à équiper leurs produits de bonnettes à réseau de diffraction optique, permettant d’obtenir des spectres lumineux d’OVNI. Même chose pour les appareils photo numériques. En parallèle, UFO-SCIENCE se dotera de moyens d’analyse de spectres obtenus. En liaison avec un ou des laboratoires d’optique, un logiciel d’analyse automatique de spectres sera conçu, se présentant sous la forme d’images produites par des appareils numériques. Toujours dans une optique de transparence, ce logiciel sera gratuitement mis à la disposition des Internautes, qui pourront ainsi, en utilisant une base de donnée spectrale, identifier les composants chimiques d’une source photographiée.

    Ces études sont décrites au fur et à mesure de leur état d’avancement dans les pages accessibles par le menu Recherches.