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Interview de Jean-Pierre Petit dans l'émission d'Éric Mazet

 

Sud RadioIl vous paraîtra évident, à l'écoute de cette interview, que ce Monsieur Mazet n'a pas réellement compris ce que peut être l'étude scientifique du phénomène ovni... Aussi étrange que cela puisse paraître, le travail de Jean-Pierre Petit a été présenté comme une « recherche de "témoins amateurs" d'ovni, afin de concurrencer les autres témoins déjà recensés "officiellement" par le CNES » ! Cet animateur (contrairement aux journalistes de la même radio cinq heures plus tôt) est à cent lieues d'imaginer qu'on peut aller plus loin que les seules observations, en modélisant expérimentalement les aspects du phénomène, et que cela peut être riche de découvertes scientifiques et technologiques. Mais Éric Mazet n'a pas laissé à son invité le soin de terminer.

 

Éric Mazet

 

Commentaire de Jean-Pierre Petit sur cette intervention :

Premier point : Patenet, responsable du GEIPAN, a refusé d'être en contact avec moi, sur l'antenne alors qu'un dupleix avait été monté. Voir les propos de son intervention effectuée quelques minutes plus tôt sur ces ondes.

Éric Mazet, en menant l'interview, a souhaité lui donner un ton "magazine". Il m'a présenté d'emblée comme "ufologue", ce que j'ai aussitôt corrigé. Pour moi l'ufologie est une discipline simplement inexistante. Il y a l'histoire, la psychologie, la sociologie, la physique, l'astronomie. L'ufologie n'est qu'un mythe.

À un moment, j'ai voulu évoquer un témoignage parfaitement fiable, concernant l'observation d'un immense objet, ultra-rapide, par deux pilotes militaires, à bord d'un hélicoptère Alouette, en 1974, ces observations ayant été confirmées par le radar de leur base. Taille : "celle d'un transatlantique", vitesse : entre 8 000 et 12 000 km/h. Mazet a alors dit :

- Il est vrai que dans les bases aériennes, l'herbe est bonne.....

Je suis resté un peu interdit face à cette phrase. Là, on se retrouvait au café du commerce, une fois de plus.

Pour moi les observations d'ovni sont un sujet sérieux. J'ai tenté de le dire. Mazet m'a alors dit :

- Mais ça n'est pas une affaire d'état ?

et, très vite, cela a été "merci, monsieur Petit...."

Un ton qui n'était finalement pas très différent de celui de Stéphane Bern dans son émission télévisée du 21 mars 2007. Il faudra que les journalistes "atterrissent" un peu, s'informent, se documentent. Il faut en finir avec la folklorisation d'un des sujets les plus importants de l'époque. Nous n'avons pas à nous mouler dans le ton que certains journalistes souhaitent donner à ce sujet. Il est vrai que les seules antennes auxquelles j'ai eu accès depuis 30 ans ont, à de rares exceptions près, été celles d'émissions "magazine". Je me souviens de mon passage chez Ruquier où ce présentateur avait clos l'émission en disant :

- En tout cas, s'il est quelqu'un qui s'est bien payé notre tête, ce soir, c'est vous.

Les coupures au montage lui ont permis de supprimer ma réponse, comme bien d'autres choses que j'avais dites lors de l'émission. Mais l'exemple de l'émission chez Stéphane Bern, précédée de la publication de mon compte-rendu suite a l'enregistrement, trois jours avant la discussion, a permis aux télespectateurs de découvrir et de mesurer l'ampleur des coupures et de la censure. Je repasserai dans les médias, si on m'invite. Il faut être présent, quelle que soit l'émission. Des lecteurs me demandent "pourquoi je perds mon temps en passant dans de telles émissions".

Il y a trois réponses à cela :

  • Ce sont les seuls médias auxquels j'ai accès.
  • Je mets un frein, par ma simple présence, à des capacités d'imposture et de poudre aux yeux.
  • Ce système de la publication préalable d'un compte-rendu de l'enregistrement, que je systématiserai désormais, permettra demesurer l'état de gangrène de nos médias.

La conclusion qui s'impose est que nous devons créer nos propres médias. Cela commencera par des conférences d'information qui seront diffusées sur le site ufo-science.com. Par la suite, nous tenterons de filmer des tables rondes en y invitant des scientifiques. Patenet y sera aussi convié. S'il refuse de venir, nous filmerons une chaise vide, avec son nom. Le Cnes est un organisme d'état, à la charge du contribuable. Le Gepan-Sepra a été un gâchis complet, pendant trente ans. Le citoyen français a le droit de demander ce qui sera fait, concrètement, dans l'avenir.

Jean-Pierre Petit

 

 

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