Interview de Jacques Patenet, responsable du GEIPAN |
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Commentaire de Jean-Pierre Petit |
Vous allez entendre en cliquant sur ce lien l'interview donnée le 23 mars 2007 sur les ondes de Sud Radio par Jacques Patenet, responsable du GEIPAN (Groupe d'Etude et d'Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) au sein du Cnes, prenant la succession du Sepra après que Jean-Jacques Vélasco ait été reversé à l'animation des clubs de jeunes, lanceurs de mini-fusées (comme me l'a dit au téléphone Yves Sillard, ancien président du Cnes, créateur du Gepan en 1977 et à l'origine de la création de ce nouveau service).
Depuis quelques jours, la France entière sait que le Cnes a décidé de mettre en ligne les procès verbaux collectés pendant plus de trente ans par la gendarmerie, selon les directives founies par le Gepan, puis le Sepra, que J.J. Vélasco a dirigé pendant vingt huit années.
De l'interview de Patenet, il apparaît ce qu'il m'avait déjà dit au téléphone : "que ces documents ne sont que des procès-verbaux de gendarmerie, en tous points semblables à ceux qu'ils dressent lors des accidents de voiture".
Jean-Jacques Vélasco a publié tout récemment un ouvrage "Troubles dans le ciel", que je suis en train d'analyser, à propos duquel je publierai très prochainement une longue note de lecture.
On sait que le Cnes équipa en 1979 la gendarmerie française de "bonnettes à réseaux", dispositifs (par ailleurs très bon marché) s'adaptant sur les objectifs des appareils photo et permettant de convertir l'image d'une source lumineuse en spectre, lequel pourrait alors fournir des informations intéressantes sur la nature chimique de la source, sa température et, si on peut comparer deux images prises en tournant l'appareil de 90°, sur l'intensité du champ magnétique qui pourrait le cas échéant l'environner. Il fut décidé à l'époque que seuls les gendarmes en seraient équipés.
Patenet a confirmé tout cela en me disant au téléphone qu'aucun cliché n'avait été pris par les gendarmes en 27 ans, que dans les archives du Gepan-Sepra il n'avait trouvé que deux clichés représentant l'étalonnage du dispositif, et que personne ne savait ce qu'étaient devenues ces bonnettes (dont Vélasco ne parle d'ailleurs pas dans son livre).
Il avait été prévu que nous soyons en dupleix lors de cette émission de la chaîne Sud-Radio. Mais il n'a pas souhaité s'entretenir avec moi à l'antenne, ce que je regrette vivement.
Nous sommes en mesure de fournir une première information à propos de ces bonnettes, fournies par J.P. Lalevée. Voici le contenu de son email, reproduit ci-dessous :
Bonjour
j'ai demandé à l'une de mes connaissances, gendarme à la retraite, s'il avait eu entre les mains l'une de ces bonnettes à réseau lorsqu'il était en activité.
Voici sa réponse :
...
Effectivement, lorsque j'étais en brigade je me rappelle que nous avions reçu des filtres (c'est cela que vous appelez des bonnettes n'est-ce-pas ?) à instraller sur les
optiques des appareils photographiques en cas de constatation d'un phénomène OVNI... les rencontres avec les petits martiens étaient à l'ordre
du jour... C'était dans les malettes photo... Je ne m'en suis perso jamais servi. Ces "bonnettes" sont toujours en dotation que je saches.
...
On peut donc supposer que les bonnettes sont toujours dans les mallettes photo gendarmesques, dans toutes les brigades. Il reste seulement à souhaiter que les occupants des "ovnis" annoncent assez longtemps à l'avance leur horaire d'arrivée ou de départ à la brigade la plus proche, pour que les pandores puissent être là à temps avec leur bonnette bien vissée au bout de leur objectif.
Cordialement.
JP Lalevée
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